Pattadakal, capitale religieuse des Chalukyas

Pattadakal est à vingt kilomètres de Badami, parcourus dans un vieux bus au moteur poussif sur une route plus que cahoteuse. Ce site, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite un complexe comprenant une dizaine de temples.

Un aperçu des temples de Pattadakal et de leurs touristes indiens

Un aperçu des temples de Pattadakal et de leurs touristes indiens

On peut considérer que l’empire Chalukya qui au temps de sa splendeur (VIIè siècle) s’étendait de Kanchipuram dans le tamil Nadu jusqu’au Gujarat (au nord de Bombay) avait pour capitale politique Badami, pour capitale économique Aihole et que Pattadakal était l’équivalent de Reims en France : la ville où les rois étaient intronisés.

Fenêtre astucieuses donnant une lumière douce tout en gardant la fraîcheur dans le temple

Fenêtre astucieuse donnant une lumière douce tout en gardant la fraîcheur dans le temple

Aujourd’hui le site se situe en pleine campagne, et l’on a du mal à l’imaginer comme une citée puissante. Les petits temples se dressent les uns à côté des autres, entouré d’herbe bien verte, ce qui leur donne un aspect sympathique. Dans les choses qui m’ont marqué, il y a un Linga coupé lors des invasions musulmanes….

Dvarapala gardant le temple de Virupaksha a Badami

Dvarapala gardant le temple de Virupaksha a Badami

Le temple le plus connu de ce complexe est celui de Virupaksha, non seulement pour la grâce de ses dimensions mais aussi pour ses statues. On peu par exemple admirer le Dvarapala – démon gardien de la porte du temple, tenant à la main une massue – qui est posté à l’entrée.

HariHara ornant l'extérieur du temple de Virupaksha

HariHara ornant l’extérieur du temple de Virupaksha

On peut également admirer une statue de Harihara, la forme mixte de Vishnou (Hari) et de Shiva (Hara). Ce mélange représente l’unité de la divinité suprême. On peut reconnaître du côté de Shiva le sceptre, le taureau Nandi et les cheveux nattés à la manière d’un ascète. Côté Vishnou, on reconnaît la conche, et on imagine de Shakra dans la main coupée.

On trouve également de nombreuses représentations classiques : Shiva Narayana, Shiva et Parvati, Vishnou dans les avatars du Lion, du nain et du Sanglier… mais aussi des représentations moins classiques qui se réfèrent à des scènes du Ramayana, comme celle représentant Rama chassant la biche dorée, ou encore Ravana le démon au vingt bras enlevant Sita.

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