Citations

Sauver son bien le plus précieux, son âme, est le devoir suprême de l’homme.

— Mahâbhârata

Incroyance, mensonge, intolérance, négligence, temporisation, mépris pour le conseil du sage, dictature, agitation abandon aux conseils des fourbes, absence de volonté, paresse, divulgation des plans secrets, refus d’agir en vue du bien commun, décisions prises à la hâte, tels sont les quatorze vices du roi.

— Mahâbhârata

Les six grands ennemis de l’homme : l’indolence, la peur, la colère, la faiblesse, la cruauté, l’irrésolution.

— Mahâbhârata

Le légiste qui se tait, est souillé d’un demi-mensonge. Et si, sachant la vérité, il donne un avis ambigu, il n’est autre qu’un menteur.

— Mahâbhârata

Le désir provoque les maux de l’esprit;
C’est le désir qui rend l’homme misérable.

— Mahâbhârata

Origine de la misère et de la peur,
Le désir conduit à l’attachement :
Par lui, on s’accroche au monde.

— Mahâbhârata

Qui convoite les richesses terrestres
Ne gagne que souffrance ;
Plus vaste est la possession,
Plus encore croit le désir.

— Mahâbhârata

Le pardon est mérite dans le passé et l’avenir
Le pardon est la racine de l’existence du monde
Le pardon est la force du fort
Le pardon est le sacrifice et le contrôle de la pensée
Le pardon est la vérité de l’homme honnête

— Mahâbhârata

Les quatre buts de la vie : le Plaisir, la Richesse, la Vertu et la Délivrance finale

— Mahâbhârata

Jouir d’une faveur, posséder l’autorité suprême, devenir père d’un fils, sont les grandes joies humaines. Mais tirer un ennemi d’une fâcheuse posture est encore plus beau.

— Mahâbhârata

Seules les victoires dans la paix sont durables. Les succès obtenus par la guerre sont semeur de désastres.

— Mahâbhârata

Et même si tu pensais, selon l’opinion commune, que l’esprit naît au moment où l’enfant vient au monde et meurt à l’instant du décès, même dans ce cas il ne faudrait pas t’affliger. Ce qui prend naissance est voué à la mort, ce qui meurt est promis à naître. Pourquoi dès lors t’attrister devant l’inéluctable ?

— Mahâbhârata

Agis donc sans être lié, c’est-à-dire en renonçant aux fruits de tes actes. […] L’ignorant attend toujours le fruit de ses actions. Il pense : “je fais ceci, la récompense m’en revient”. Tandis que le sage agit sans aucun attachement, animé du seul désir, naturel, de protéger les êtres.

— Mahâbhârata

Le savoir est étrange. On a beau connaître beaucoup de choses, entasser d’énorme stocks de données, si l’esprit est embrumé par trop de connaissances, gavé d’informations, il est incapable de découvrir

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

Le «je» éclôt donc par l’intermédiaire du désir, de l’avidité, de l’ambition qui naissent dans le sillage de la perception.

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

La beauté de la vérité c’est qu’il faut la découvrir d’instant eninstant, pas en avoir le souvenir.

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

La découverte doit se faire d’instant en instant, parce que la vérité est vivante, elle n’est jamais la même ; et pourtant, chaque fois qu’on la découvre, elle est identique

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

Il ne faut pas nier qu’il existe de grands personnages dans ce monde ; mais l’instinct d’imiter les grands hommes, de devenir semblable à eux est bien là, et c’est l’un des facteurs de détérioration de l’esprit car celui-ci se coule alors dans un moule

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

L’important c’est d’être soi-même sa propre lumière, son propre maître et son propre disciple, d’être à la fois l’enseignant et l’élève

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

La créativité ne consiste pas simplement à peindre des tableaux et à écrire des poèmes. L’important c’est d’être mécontent de fond en comble car ce mécontentement global est le début de l’initiative qui devient créative à mesure qu’elle murit ; et c’est la seule manière de découvrir ce qu’est la vérité, ce qu’est Dieu, car Dieu n’est autre que l’état créatif

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

La véritable éducation c’est d’apprendre comment penser, pas quoi penser

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

La liberté et l’amour vont de pair […] aimer, ce n’est pas demander quelque chose en retour, ce n’est même pas avoir le sentiment de donner quelque chose

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

Un esprit intelligent est celui qui apprend sans cesse mais ne conclut jamais

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

Dès l’instant où vous tirez une conclusion quant à la nature de l’intelligence, vous cessez d’être intelligent

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

La liberté ne consiste pas à vouloir devenir autre, ni à faire tout ce que vous pouvez avoir envie de faire, ni à vous soumettre à l’autorité de la tradition, de vos parents ou de votre gourou, mais à comprendre ce que vous êtes d’instant en instant

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

L’éducation a donc pour fonction de vous aider dès votre plus tendre enfance à n’imiter personne, mais à être vous-même en permanence

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

Ne pas imiter mais découvrir, c’est cela l’éducation

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

Toute forme d’ambition, quelle qu’elle soit, spirituelle ou matérielle, engendre l’angoisse, la peur ; l’ambition ne favorise pas l’émergence d’un esprit claire, simple, direct et donc intelligent

— Krishnamurti, Le sens du bonheur

Rester, c’est être nulle part

— Amitav Gosh, Le pays des marées

Qui sont ces gens qui aiment tant les animaux qu’ils sont prêt à nous tuer pour les sauver ?

— Amitav Gosh, Le pays des marées

Rien n’est plus difficile à partager que la peur d’un autre

— Amitav Gosh, Le pays des marées

Nous avons tous conscience de notre individualité, mais celle-ci n’est que transitoire. Et cette individualité est peut-être plus apparente que réelle. […] Notre individualité dépend de ce qui nous entoure. Elle est indissociable de notre environnement.

— Satisk Kumar, Tu es donc je suis

Nous devons apprécier notre singularité, notre unicité à sa juste valeur : apprendre à aimer ce qui nous rend différents des autres.

— Satish Kumar, Tu es donc je suis

Pourquoi économiser le temps, qui est abondant, en dépensant des ressources terrestres qui se raréfient ?

— Satish Kumar, Tu es donc je suis

Nous ne sommes vraiment nous-même que lorsque nous privilégions notre manière d’être à notre manière de faire. Le dharma nous apprend que l’on peut accomplir sans agir.

— Satish Kumar, Tu es donc je suis

Les motivations qui conduisent à l’exploitation des animaux peuvent aussi conduire à celle des hommes.

— Satish Kumar, Le pays des marées

I have no anger against them. I am only sorry for their ignorance and their narrowness. I know they sincerly believe that what they are doing today is right and proper. I have no reason therefore to be angry with them.

— Gandhi, The story of my experiments with truth

A plublic institution means an institution conducted with the approval, and from the funds of the public. When such an institution ceases to have public support, it forfeits its right to exist.

— Gandhi, The story of my experiments with truth

A vow, far from closing the door to real freedom, opens it.

— Gandhi, The story of my experiments with truth

It is the reformer who is anxious for the reform, and not society, from wich he should expect nothing better than opposition, abhorence and even mortal persecution.

— Gandhi, The story of my experiments with truth

In trying to enjoy the pleasure of sense, we lose in the end even our capacity for enjoyment.

— Gandhi, The story of my experiments with truth

Jamais je n’ai été sans être, ni toi non plus,
ni ces princes ni ces hommes,
et jamais ne viendra le temps où nous cesserons
d’avoir un existence.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Ce qui est né doit mourir, ce qui est mort
doit renaître.
Aussi devant l’inéluctable,
tu n’as nul lieu de pleurer.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Il t’appartient d’agir sans jamais un regard
pour les fruits de l’action.
Ne fais jamais de l’action ton mobile,
mais ne sois pas non plus attaché
à la non-action.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Celui dont la pensée n’est pas troublée par les souffrances,
qui n’a aucun désir pour le plaisir,
qui n’a ni peur, ni passion, ni colère,
on dit que c’est un sage
possédant la lumière.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

C’est en posant sa pensée sur les objets sensibles
que s’attache à eux l’homme.
Le désir naît de ces attaches,
la colère surgît du désir,

Le trouble naît de la colère,
et la confusion naît du trouble,
le confusion met fin à la conscience,
et c’en est fini de l’homme.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Mais l’homme, en vérité, qui fait de sa réalité intime
le terme de lui-même,
heureux en lui et par lui-même,
n’a rien à accomplir.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

C’est le désir, né de la fièvre de l’action,
c’est lui le grand vorace, le grand malfaisant ;
ici-bas, sache-le,
c’est lui l’ennemi.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Celui qui voit la non-action dans l’acte,
et l’acte dans la non-action,
c’est lui le clairvoyant parmi les hommes.
Intérieurement détaché,
Il accomplit totalement l’action.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Celui dont toutes les actions sont vides
de tout ce que modèle le désir,
et dont les actes
sont alors consumés par le feu de la connaissance,
cet homme, les gens avisés le nomment un sage.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Celui qui n’a aucune attache avec le fruit de ses actes,
sans cesse heureux, libre de toute inclination,
même s’il est présent tout entier dans l’action,
en vérité n’accomplit rien.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

De même qu’un feu allumé réduit en cendres
le combustible, de même
le feu de la connaissance
réduit en cendres toute action.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

C’est par la foi que l’on obtient
la connaissance,
quand on en fait son but,
quand on est maître de ses sens.
Et quand on a acquis la connaissance,
on parvient sans retard à la sérénité ultime.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Renoncer à l’action, agir avec détachement,
tous deux conduisent au bien suprême.
C’est du renoncement à l’action que provient
le détachement dans l’action.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

La connaissance et l’action,
les enfants les voient différentes,
mais pas les sages.
Il suffit d’être engagé tout entier dans l’une pour obtenir le fruit des deux.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

En effet, les plaisirs issus des sens
ont, en réalité, pour creuset la souffrance.
Ils ont un début et ils ont une fin, Arjuna ;
nu homme avisé ne s’y arrête.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Il faut se soutenir en soi
plutôt que de s’affaisser dans le doute.
En vérité, on est son propre ami
tout comme on est son ennemi.

Maître de soi, on est son propre ami
mais, en état d’hostilité pour ce qui n’est pas soi,
on se conduira envers soi
comme son ennemi.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

L’argent, l’action et l’acte,
la nature en est cause.
Mais qu’il y ait quelqu’un
pour percevoir plaisir et souffrances,
la cause en est l’Esprit.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Percevoir qu’en tout ce qui existe le créateur suprême
est véritablement égal,
impérissable au sein du périssable,
c’est cela percevoir.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

Quand on possède un corps, renoncer à l’action
est une impossibilité.
Mais renoncer aux fruits de l’action,
c’est cela qui, en vérité, constitue
le renoncement.

— Krishna, Bhagavad-Gîtâ

La vie est trop courte, jamais je n’accepterai de régner par la violence

— Râma, Le Râmâyana

Je demeure soumis à mes parents […], cette attitude est la voie du juste, de celui qui aime la Vertu.

— Râma, Le Râmâyana

Soyons conscients de la brièveté de notre passage en ce monde, de cette vie qui décroît dès l’instant où elle naît et qui ne remonte pas plus à sa source qu’un torrent qui dévale son lit. Seuls les hommes qui poursuivent la félicité suprême sont bénis : ils n’auront pas perdu leur vie.

— Râma, Le Râmâyana

Le roi qui ne punit pas le coupable ne porter-t-il pas la peine du péché ?
Le pécheur doit être puni ou pardonné.

— Râma, Le Râmâyana

Les sages ont fixé des purifications
pour ceux qui ont tué une vache docile
pour un ivrogne, pour un voleur,
pour un parjure, pour un menteur ;
Mais ils n’ont pas décidé de rachat
pour l’homme ingrat.

— Râma, Le Râmâyana

De la persévérance naît la prospérité
La persévérance conduit au grand bonheur
La persévérance mène au but le vainqueur !

— Lakshmana, Le Râmâyana

Homme ! au nom de l’humanité
Ton pire ennemi doit être protégé,
S’il vient, mains jointes, vers ta maison,
Implorant ta protection.

Celui qui, par peur ou par ressentiment,
Refuse l’hospitalité
A l’adversaire qui se rend,
Portera le poids du péché.

Celui qui laisse à sa porte périr
L’ennemi qu’il peut secourir,
Perd à l’instant tous ses mérites,
Même acquis durant cent années

— Râma, Le Râmâyana

L’homme supérieur ne rendra jamais
le mal pour le mal
L’homme de bien se reconnaît
à ses actes charitables.
Ne faisons de tort à personne,
qu’il soit innocent ou coupable

— Râma, Le Râmâyana

Le nationalisme reste l’un des plus puissant motifs de mobilisation d’un peuple, qui cristallise autour de lui opinions, traditions, et une conscience communautaire en termes d’existence et d’objectifs.

— Nehru, La découverte de l’Inde

L’hindouisme est une quête inlassable de la vérité

— Nehru, La découverte de l’Inde

L’idéal [en Inde] est resté celui de l’homme charitable, intrinsèquement bon, auto-discipliné et capable de se sacrifier pour le bien des autres

— Nehru, La découverte de l’Inde

Peut être un critère aussi valide qu’un autre pour déterminer l’arrière plan culturel d’une nation, et son objectif conscient ou inconscient, se dégage-t-il de la réponse à cette question : à quel genre de chefs prête-elle allégeance ?

— Nehru, La découverte de l’Inde

Pas même un dieu ne peut changer en défait la victoire d’un homme qui s’est vaincu lui-même

— Bouddha

Je vous ai donné une poignée de vérités, mais à côté d’elles, il y en a des milliers d’autres, plus qu’on ne peut en compter

— Bouddha

Je vous ai donné une poignée de vérités, mais à côté d’elles, il y en a des milliers d’autres, plus qu’on ne peut en compter

— Bouddha

L’idée nouvelle selon laquelle le plus important est de vivre dans le confort est totalement étrangère […] à toutes les littératures anciennes.

— Nehru, La découverte de l’Inde

Il y a conflit [entre] l’ancienne conception hindoue du groupe comme unité de base et l’individualisme de l’Occident qui place l’individu avant le groupe.

— Nehru, La découverte de l’Inde

Ils pouvaient toujours mourir, bien sûr. Cette échappatoire à un situation inacceptable reste toujours accessible.

— Nehru, La découverte de l’Inde

La notion de race supérieure est inhérente à l’impérialisme.

— Nehru, La découverte de l’Inde

La vérité, au moins, pour un individu, c’est ce que lui-même sent et sait être vrai.

— Nehru, La découverte de l’Inde

L’athée, lui, est vivant, on peut en tirer quelque chose. En revanche, là où la superstition pénètre, le cerveau disparaît, le cerveau se ramollit, la dégradation s’empare de la vie.

— Vivekânanda

Certains d’entre nous étaient attirés par le communisme, d’autres pas, mais nous étions tous fascinés par les progrès de l’Union Soviétique ne matière d’éducation, de culture, de santé

— Nehru, La découverte de l’Inde

Gandhiji n’est pas un ardent partisan de l’amélioration matérielle constante de la vie quotidienne et de l’accroissement du luxe aux dépend des valeurs spirituelles et morales. Il ne voit pas la vie facile d’un œil très favorable ; pour lui, le droit chemin est le chemin ardu et l’amour du lux mène à la malhonnêteté et à la dépravation.

— Nehru, La découverte de l’Inde

Une grosse machine peut, bien sûr, faire le travail de mille ou même dix mille individus. Mais si ces dix mille individus se retrouvent désœuvrés ou affamés, la mécanisation ne représente pas un apport social. […] Les machines [devraient servir] d’abord à fournir de l’embauche et non à créer un surcroît de chômage.

— Nehru, La découverte de l’Inde

Il n’est jamais facile d’accorder une stricte adhésion à la vérité telle qu’on la conçoit avec les exigences et les expédients de la vie, tout particulièrement ceux de la vie politique.

— Nehru, La découverte de l’Inde

Mieux vaut mourir que mener une vie misérable, sans espoirs. Une fois la mort consommée, la vie repart de plus belle, et les individus, les nations qui ne savent pas mourir ne savent pas vivre non plus. “Là où sont les tombes sont les résurrections”

— Nehru, La découverte de l’Inde

Non, on a pas le droit de perdre notre foi en l’homme. On peut renier Dieu, mais quel espoir subsiste-il si l’on renie l’homme et que l’on ravale tout au rang de futilité ?

— Nehru, La découverte de l’Inde

[La seconde guerre mondiale vient du] conflit inévitable entre l’idéal démocratique et une structure sociale qui s’y oppose.

— Nehru, La découverte de l’Inde

Les rivières deviennent l’Océan lui même. Mais de même que, devenues l’Océan, elles sont incapables de se souvenir d’avoir été telle ou telle rivière, de même, mon cher, toutes les créatures ici bas, bien qu’elles sortent de l’Être, ignorent qu’elles sortent de l’Être.

— Chandogya Upanishad

Lorsque la vie quitte quelqu’un, il meurt, mais la vie, elle, ne meurt pas qui est identique à l’essence subtile.
L’univers tout entier s’identifie à cette essence subtile, qui n’est autre que l’Âme ! Et toi aussi tu es Cela !

— Chandogya Upanishad

Cet univers tout entier s’identifie à la Vérité, laquelle n’est autre que l’Âme ! Et toi aussi tu es Cela !

— Chandogya Upanishad

De même que les rayons d’une roue de char sont tous fixés à la fois à la jante et au moyeu, de même les êtres, les dieux, les mondes, les souffles, les âmes, sont tous fixés à l’Âme.

— Brihad-Aranyaka Upanishad

Aussi menu qu’un fragment de millet est ce personnage fait d’or qui habite le fort intérieur.

Il resplendit comme un feu sans fumée ; il est plus grand que le Ciel, plus grand que l’espace, plus grand que la Terre, plus grand que tous les êtres.

Il est l’Âme du souffle vital, il est mon Âme ; à ma mort c’est cette âme que je rejoindrai.

— Shatapatha-Brâhmana

Les actes n’affectent pas l’essence de ton être.

— Ishâ Upanishad

Et celui qui discerne que tous les êtres sont dans l’Âme et que l’Ame est dans tous les êtres, celui-là ne s’en détache plus.

— Ishâ Upanishad

Celui qui perçoit que le corps est la seule cause par laquelle on déchoit, on doute, on verse dans l’erreur, s’en détache à jamais, s’éveille et s’établit fermement en lui-même !

— Prama-Hamsa Upanishad

Le malheur ne l’agite pas,
le bonheur l’indiffère ;
pour lui, le laid, le beau sont identiques,
il ne hait point et il n’aime plus.

— Prama-Hamsa Upanishad

Mais Gu c’est les ténèbres,
et Ru c’est la lumière
qui les repousse et les disperse,
ainsi le Guru vainc-t-il l’ignorance.

— Advaya-Târaka Upanishad

All we hear is a whispering. And we cannot understand the whispering, because our minds have been invaded by war. A war that we have won and lost. The very worst sort of war. A war that captures dreams and re-dreams them. A war that has made us adore our conquerors and despise ourselves.

— Arundhati Roy, The god of small things

Structurally, Marxism was a simple substitute for Christianity. Replace God with Marx, Satan with the bourgeoisie, Heaven with a classless society, the Church with the Party, and the form and pupose of the journey remained the similar. An obstacle race, with a prize at the end.

— Arundhati Roy, The god of small things

Excitement always leads to tears.

— Arundhati Roy, The god of small things

Ammu wondred at the transparence of that kiss. It was a clear-as-glass kiss. Unclouded by passion or desire – that pair of dogs that sleeps so soundly inside children, waiting for them to grow up. It was a kiss that demanded no kiss-back.

— Arundhati Roy, The god of small things

The secret of the Great Stories is that they have no secrets.

— Arundhati Roy, The god of small things

This was man’s subliminal urge to destroy what he could neither subdue nor deify.

— Arundhati Roy, The god of small things

Love is a vagabond, who can make his flowers bloom in the wayside dust, better than in the crystal jars kept in the drawning-room.

— Rabindranath Tagore, The home and the world

Perfect gain is the best of all; but if that is impossible, then the next best gain is perfect loosing

— Rabindranath Tagore, The home and the world

I am willing to serve my country; but my worship I reserve for Right which is far greater than my country. To worship my country as a god is to bring a curse upon it.

— Rabindranath Tagore, The home and the world

To win an argument does not lead to happiness. Her difference of opinion is not due to any inequalty of intelligence, but rather to dissimilarity of nature.

— Rabindranath Tagore, The home and the world

Man is infinitely more than the natural science of himself.

— Rabindranath Tagore, The home and the world

At one time I had an idea of making him a charity allowance, « but », said my master, « your gift may destroy the man, it cannot destroy the hardship of his lot. »

— Rabindranath Tagore, The home and the world

Can freedom – empty freedom – be given and taken so easily as all that ? It is like setting a fish free in the sky – for how can I move or live outside the atmosphere of loving care which has always sustained me ?

— Rabindranath Tagore, The home and the world

No one can kill the soul. Killing is a mere word. So also is the taking away of money. Whose is the money . No one has created it. No one can take it away with him when he departs from life, for it is no part of the soul.

— Rabindranath Tagore, The home and the world

Si l’âme retourne à Brahma, alors elle est immortelle, et le monde est mortel. C’est nous qui sommes soustraits à la vie et non celui qui est mort.

— Murari, Taj

4 Commentaires

  1. Thierry
    03/02/2012    

    Alors là, Adrien, je reste sans mot! bravo

  2. Céline
    04/02/2012    

    Es tu hindouiste ?
    un de ces jours je vais partager avec toi les citations qui m’habitent….

  3. Jean
    01/07/2012    

    J’aime bien venir me ressourcer à cette page …

  4. FABIANA
    09/07/2014    

    « Tous peuvent entendre, seuls les êtres sensibles peuvent comprendre »….{Khalil GIBRAN}

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